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Suite au refus de la part d’une buraliste albigeoise de distribuer un colis à une femme portant un voile non intégral, une plainte a été déposée pour discrimination religieuse contre la commerçante avec l’appui du CCIF (Collectif contre l’Islamophophie qui s’était fait connaître en défendant le port du burkini) et du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples).

L’objet de ces deux associations qui luttent contre l’’islamophobie ou le racisme, alors que cette affaire relève de la liberté d’un commerçant de servir ou non une personne au visage non entièrement découvert dans son commerce lors d’un contrôle d’’identité, montre que ce procès est utilisé pour faire avancer une cause étrangère à l’Etat de droit.
Le fait que les quatre femmes voilées qui se sont portées parties civiles et leur comité de soutien étaient en grande partie également voilé pendant l’audience, montre que ce procès relevait plus du politique que du droit.
Dans une période où l’on demande aux citoyens de participer à une mission de sécurité publique, la décision qui sera rendue marquera ou non un frein au prosélytisme religieux dans une ville où un article récent de France 3 nous confirme qu’elle est classée dans les 10 villes françaises les plus touchées par le phénomène de radicalisation.

Frédéric CABROLIER

Conseiller municipal et communautaire d’Albi

Conseiller régional d’Occitanie