Sélectionner une page

Telle est la phrase lâchée par le Procureur de la République d’Albi lors de la réunion publique sur l’insécurité en centre-ville qui s’est tenue dernièrement en présence du Commissaire divisionnaire de Police, du directeur de la Préfecture, du Procureur et de Mme le Maire.

D’un côté des citoyens excédés par des violences récurrentes sur la place des Cordeliers, de l’autre des autorités démunies :

  • un commissaire de police qui rappelle qu’il ne dispose que de 2 voitures de police la nuit pour Albi,
  • un procureur qui affirme qu’il ne fait qu’appliquer une loi inadaptée à la violence notamment des mineurs,
  • et une maire qui rappelle qu’elle n’a pas de pouvoir de police et qui s’en remet à des caméras de vidéoprotection.

Pourtant, en attendant que les lois changent, des décisions municipales peuvent être prises : augmenter les effectifs de la Police Municipale (passer de 20 à 30 policiers municipaux) pour leur donner des missions de prévention de la délinquance la nuit, avec des maitres-chiens (comme à Castres) et passer de la vidéoprotection à la vidéosurveillance dans certains quartiers touchés par la drogue et la violence.

Frédéric CABROLIER
Conseiller municipal et communautaire d’Albi
Conseiller régional d’Occitanie