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Dans un discours récent prononcé à Caudry, Marine Le Pen a posé une question que nombre de Français se posent : « est-il normal qu’un migrant fraîchement débarqué touche plus qu’un retraité qui a travaillé toute sa vie ? »

Face à l’indignation sélective et la paresse intellectuelle des médias, en voici la confirmation chiffrée.

  • Tout d’abord, un migrant arrivant sur le sol français fait une demande immédiate de droit d’asile à l’OFPRA. Dans l’attente d’une réponse à son dossier, il se voit proposer l’Allocation de Demandeur d’Asile. Le barème de celle-ci prévoit qu’un demandeur seul et logé au titre l’hébergement d’urgence touche 204 euros par mois (sur 30 jours en moyenne).
  • A cela s’ajoute le coût de l’hébergement d’un demandeur d’asile. L’hébergement d’un demandeur d’asile peut couter 1 200 euros par mois dans un hôtel. Nous retiendrons pour notre part l’hypothèse la plus basse parmi les différents modes d’hébergement, c’est-à-dire 16 euros par jour, donc 480 euros (source : Projet de loi de finances pour 2018 : Asile, immigration, intégration et nationalité)
  • Enfin, un demandeur d’asile est pris en charge par la Protection Universelle Maladie (PUMA) qui est une couverture maladie gratuite attribuée dès que sa demande d’asile est enregistrée. Sachant que le coût de la couverture maladie d’un français est en moyenne de 3000 euros par an, c’est-à-dire 250 euros par mois (source : Le Figaro du 9 septembre 2018, Santé : La France dépense 3000 euros par habitant chaque année), on peut donc considérer qu’a minima un demandeur d’asile dépense également 250 euros par mois en terme de couverture maladie.

Si on additionne tout simplement 204 euros d’Allocation de demandeur d’asile, 480 euros d’hébergement et 250 euros de couverture maladie, un demandeur en effet d’asile bénéficie de 934 euros par mois, soit plus que le minimum retraite de 868 euros d’un français qui a cotisé toute sa vie et qui doit continuer de payer son loyer.