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Comme chaque année, ce 21 août, notre ville a commémoré l’anniversaire de la libération. Cérémonie émouvante par la lecture du déroulement des combats et de l’acte de reddition des troupes d’occupation. C’est par un magistral coup de bluff, en délivrant à l’ennemi un ultimatum sans équivoque : « Vous êtes définitivement encerclé : les troupes franco-américaines du département du Tarn convergent vers vous. Votre situation est désespérée… Rendez-vous sans conditions… » qu’une poignée de résistants ont libéré Castres sans tirer un coup de feu, forçant plus de 4000 soldats allemands à déposer les armes.

Lors de cet hommage à ces audacieux résistants, nous étions loin de la polémique lancée par le Président Macron appelant les maires de France à baptiser des rues et des places du nom de soldats venus de pays d’Afrique. Plus rien n’arrête la démagogie de la repentance « macronienne ». A l’époque l’armée d’Afrique était française, elle combattait sous l’uniforme français et ses drapeaux portaient nos trois couleurs. D’autres aussi étaient là, venus d’ailleurs : les Polynésiens, les Indochinois… Et n’oublions pas les Pieds-noirs qui ont payé un très lourd tribut.

Alors non à cette malsaine discrimination positive ! Stoppons cette marche forcée vers un effacement mémoriel sélectif par des élus plus soucieux de caresser certains électeurs dans le sens du poil que de rendre l’hommage dû à nos valeureux combattants. Nous avons assez de héros à honorer chez nous, quel que soit leur pays d’origine. Notre régiment castrais en est l’exemple même.

Les élus du Rassemblement National « Castres Bleu Marine »

Jean-Paul PILOZ, Patrick SAÏS.